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Soirée champêtre au plan d'eau de Masseret-La Mongerie
Le 8 juin 2018; rendez-vous à 19 h au plan d'eau:

Bulletin d'inscription
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Nombre de repas: 25 € X ... = ...
Date limite d'inscription: 20 mai 2018

Pour rire un peu:

 

 

                        avez-vous l'esprit mal tourné?

 

Bulletin d'adhésion ou de renouvellement

du ler juillet 2017 au 30 juin 2018

NOM :                                Nom de jeune fille :

Prénom :

Adresse postale:

Email :

La cotisation est toujours fixée à 10 € par adhérent

Règlement à adresser à :AMICOLDU  BP N°2 19510 MASSERET

 

 

Les expositions recommencent avec l’arrivée du printemps 2018

    Alain CHADELAUD, habitant St Bonnet Briance, sera présent au « Salon des Arts et des Lettres » avec de nouvelles toiles, pastels, sculptures sur bois et poésies du vendredi 8 mars au lundi 19 mars 2018 au Pavillon du Verdurier à Limoges. Ouverture de l’exposition de 11 h à 19 h.

        Il participera au concours des Arts graphiques et Plastiques du 7 au 11 mars 2018 à Ivry Sur Seine au sein du Comité UAICF (Sud Ouest)

     Il exposera à nouveau au pavillon de Verdurier de 22 au 27 mars 2018 au sein de l’association L’ART (Limousin Arts Rencontres Techniques)

       Toujours au Pavillon du Verdurier avec une entente de 4 associations, dont les celle des Cheminots du 20 avril au 26 avril 2018

      Si qualifié au régional Exposition Nationale de  l’AACL à St Priest Taurion du 3 mai au 7 mai 2018 ???

       Les 19 et 20 mai 2018 à St Paul à l’occasion de la traditionnelle « Foire auxânes »

A St Bonnet Briance le 09 juin 2018 au sein du festival « Bon Art »

    Du 25 août au 2 septembre 2018 à nouveau au Pavillon du verdurier avec l’Atelier Palaisien

        Toujours au Verdurier à Limoges du 10septembre  au 16 septembre au sein du Salon des Cheminots

    Au pavillon des Compagnons à Limoges du 6 octobre au 14 octobre 2018 avec l’Atelier Palaisien

           Encore au Pavillon du Verdurier du 18 octobre au 24 octobre 2018 à nouveau avec L’ART 

D’autres expositions seront programmées plus tard


 
           * le logo a été choisi et justifié "par anticipation"

Dédé Labonne nous a communiqué un texte de souvenirs illustrant à merveille la signification de ce logo.

« Nous étions tous les deux en internat à Uzerche officiellement distinguée « la perle du Limousin », Aline au Cours Complémentaire de jeunes filles, moi au Collège Moderne de garçons. La mixité restait à inventer. Une place cernée de trois ou quatre commerces tenait à distance les deux établissements. D'une fenêtre de mon dortoir, large comme des épaules étroites, en se penchant jusqu'à la frontière de la chute, on pouvait voir une extrémité du collège de filles. Je me suis souvent penché à des heures convenues. Quelques fois j'étais récompensé par une courte apparition d'Aline, apparition qui n'a pas justifié l'édification d'une basilique ! L'église frôlant le collège de garçons ne pouvait pas usurper le titre puisqu'elle avait, depuis longtemps déjà, informé le monde entier de sa naissance au 12eme siècle.

Aline avait une série de rendez-vous chez le dentiste ; tenaillé par l'envie de la voir j'eus le courage de frapper à la porte de l'appartement du Principal. A sa femme qui vint m'ouvrir je demandais, une main sur la joue, l'autorisation d'aller chez le dentiste. Je l'entendis transmettre ma demande à son mari ; c'est à ce moment-là que j’eus subitement mal au ventre. Néanmoins ma main ne changea pas de place, je la gardai sur ma joue. La réponse fut favorable. Je l'aimais bien Goninet ! Mais un jour le dentiste vint se plaindre. Il ne voulait plus que l'on prenne sa salle d'attente pour un lieu de rendez-vous...

J'avais en tête plus d'Aline que de mathématiques. Lui écrire c'était la retrouver le temps des mots. Un externe, facteur de circonstance, entrait dans le collège de filles pour remettre la lettre en main propre ou à une copine dûment accréditée. Je n'imaginais pas que ma juvénile correspondance puisse être à l'origine d'un drame : au moment où Aline s’apprêtait à camoufler deux de mes lettres avant une fouille annoncée, la Directrice entra d’un pas décidé dans la salle de classe, saisit les deux enveloppes et ordonna à la présumée coupable de la suivre dans son bureau devenu, pour la circonstance, « commissariat ».

Là, devant le corps professoral au complet, ma prose d’adolescent fut lue avec une moquerie dont il m'est agréable de croire qu'elle servait à cacher une certaine admiration.

Le verdict tomba. Reconnue coupable sans circonstance atténuante, Aline fut condamnée à deux jours de mise à pied…sentence accueillie avec soulagement par la défense qui craignait la peine capitale. (Mr Badinter n'ayant pas encore fait son œuvre).Le jugement rendu, l'affaire n'en n'était pas terminée pour autant. L'auteur de cette prose honteuse devait être puni !

La juge sans jugeote se prenant pour l'Autorité Suprême alerta notre Principal en lui conseillant la sévérité. Goninet jugea la situation si grave que non seulement il ne me sanctionna pas, il ne m’en parla même pas.

J'ai su que l'affaire avait été racontée aux profs au cours d'une réunion programmée, comme une anecdote amusante. Encore une fois, je l'aimais bien Goninet. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours pensé qu'il était issu d'un milieu modeste ; je m’imaginais son père mineur de fond et sa mère femme au foyer. II souriait avec les yeux qui exprimaient souvent une profonde gentillesse. Pourtant, il pouvait se mettre dans des colères surprenantes, aussi subites qu'injustifiées. On le disait alcoolique ; ses colères, en effet, pouvaient en être un signe.

Je me souviens encore d'un cours de géographie impromptu qu'il nous fit, occupant ainsi une heure dite d'étude pendant laquelle habituellement nous mettions beaucoup d'application à ne rien faire. Nous n'attendions personne et surtout pas lui. Goninet fit irruption dans la salle de classe la colère pâle sur le visage. Il se mit d'emblée à nous « engueuler» avec une furie paralysante. II faut dire que nous étions une classe réputée très mauvaise dont la médiocrité était d'autant plus évidente qu'elle était précédée par une classe reconnue, de mémoire de

Collège, comme la meilleure. Reconnaissons que nous méritions des reproches mais une telle agressivité...! Subitement le ton s'adoucit. Il s'en suivit un cours sur l'hexagonale France qui nous laissa pantois d'admiration. Décidément je l'aimais bien Goninet.

On l'a tenu pour responsable d'avoir fait chuter le collège dans la médiocrité. Accusation injuste à mon avis ; que pouvait-il faire avec l'équipe de professeurs dont il avait été doté ? Un prof de maths, brave homme en sabots de bois, échappé de la retraite, il créait les exercices sur un paquet de Ninas ; un prof d'anglais, vieux polonais connaissant trois mots de français peut-être quatre ; des professeurs de passage qui remplaçaient des remplaçants... Le directeur précédent, Chantemergue, avait pris souche avec une équipe de pédagogues qui avaient depuis plusieurs années dispensé un enseignement de qualité. A l'époque j'appréciais plus les qualités humaines que la valeur professionnelle.

Des deux directeurs que j’ai connus, j'ai gardé un souvenir différent. Sur le plan humain, j’ai nettement préféré l’Un. L'Autre, imposante carcasse gonflée d'autorité, maintenait de la distance envers les élèves, suscitant la crainte presque la peur, attitude davantage ressentie quand, comme moi, on était interne.

Tandis que j'évitais de croiser l'Autre je disais avec plaisir bonjour à l'Un. Ceci dit, ces propos sont ceux d'un adolescent et sans doute l'inverse de ceux émis par des adultes.

Je ne veux pas ici dresser un palmarès de mes professeurs, toutefois je ne me priverai pas du plaisir d'évoquer celui que j'ai particulièrement apprécié. Il pratiquait son métier avec une passion communicative et, surtout il avait la faculté de comprendre les adolescents. Je revois son sourire affectueusement amusé, parfois gentiment moqueur. Avec lui les heures d'EPS étaient trop courtes.

A la lecture de ces mots ses anciens élèves le reconnaîtraient ; c'est bien sûr Monsieur Chausserie. II savait nous intéresser et déceler en chacun les qualités physiques pour les valoriser. Fier des performances obtenues par les meilleurs, il n'oubliait jamais les autres.

Aline avait pu, elle aussi, l'apprécier car la directrice du collège de filles l'avait sollicité pour donner des cours à ces demoiselles qui en avaient bien besoin

pour perdre les «rebondis » disgracieux causés par la quantité de nouilles ingurgitées de force et préjudiciables à leur beauté naturelle…

Ayant eu son adresse par Amicoldu, nous sommes allés le voir. Chaleureusement reçus par le couple dans un petit paradis caressé par la Dordogne, nous avons échangé nos souvenirs tout l'après-midi.

II avait encore en mémoire les performances de certains, les miennes ne méritant pas le podium, il a généreusement compensé en me rappelant le foot, sport dans lequel il m'arrivait de briller.

Aline lui a rappelé que dès le premier cours il avait vu qu'elle n'était pas sur son bon pied d'appel pour le saut en hauteur. Doutant du très bon temps réussi lors d'un sprint, il lui a demandé de refaire sa course. Non le chrono ne s'était pas trompé ; la Biquette aurait pu être une athlète de haut niveau !

Uzerche était le plus beau souvenir de sa carrière.

Nous avons retrouvé aussi avec beaucoup de plaisir Cueco Aguiléla, professeur de dessin. Lors d’une de ses conférences il a commencé par ces mots « je ne sais pas ce que je vais vous dire, de quoi voulez-vous que je vous parle ? ». Cela nous a rappelé son humour...Il se souvenait de la sanction infligée à Aline par la Directrice du Collège à la suite des lettres que je lui avais écrites.

Lorsque je lui ai appris que nous étions mariés il m'a répondu « c'est bien tu as réparé !

Merci à Dédé et Aline de nous replonger dans des souvenirs. 

                 Souvenir d'un ancien potache,... enfin d'un vieux potache...


Récréation… souvenirs
OoO
Personne dans la cour du Lycée,
Seul un professeur faisant son cours,
Prés d’une fenêtre entrebâillée,
Sonorise un temps soit peu aux alentours.
 
Soudain une cloche retentit,
Synonyme de récréation.
Les cours sont enfin finis,
Et avec eux, le stress et l’attention.
 
De l’escalier central surchargé,
Arrivent les potaches en blouse grise.
Toute cette cour, est occupée
Comme une vaste terre promise.
 
Certains cherchent à s’isoler,
Pour réviser une leçon mal apprise,
Pour braver l’interdiction de fumer,
Ou bien encore, préparer  une bêtise.
 
D’autres, debout contre le garde-fou,
Attendent quelque chose, impatients,
Je ne sais quoi, je ne sais où,
Peut-être c’est imminent.
 
L’alerte est enfin donnée,
Tous se retrouvent au balcon
Pour voir les filles d’à côté,
En rang comme un bataillon.
 
Des noms d’oiseaux, des noms pas beaux,
Fusent des bouches de ces stupides adolescents,
Sans retenue et jouant les  idiots,
Pour paraître simplement intéressants.
 
Mais tous ces mots ne sont pas pensés,
Car ces chenapans ont aussi un cœur,
Les paroles ont dépassé leurs pensées,
Ils pensent aussi certainement au bonheur.
 
En bas certaines lèvent la tête,
Tentant peut-être d’apercevoir,
Une connaissance, une créature bien faite
Juchée la haut sur son perchoir.
 
Le long cortège féminin est passé,
Le garde-fou a résisté une fois encore.
La cloche va bientôt résonner,
Il faut rentrer et changer de décor.
 
La cour s’est à nouveau vidée,
Tout a recommencé comme tous les jours,
Dans cet établissement où la mixité,
N’était pas encore au goût du jour.

Alain Chadelaud




 

























 



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